Sa-cha

Interview de Fabienne Pradelle “Les plantes et vous”

Et si nous traversions la Manche pour nous rendre au cœur de Londres à la rencontre de Fabienne ? Fabienne est ma sœur, elle vit à Londres et dirige le centre bouddhiste de Jamyang. Lorsqu’elle m’a proposé de répondre à l’interview du dimanche qui traite de la relation qui peut exister entre les plantes et la personne qui en prend soin, j’ai été très heureuse ! L’objectif de ces interviews est de montrer à quel point les relations peuvent être fortes tout en étant différentes. Chacun, avec son histoire, tissera un lien particulier aux plantes, chacun y puisera les enseignements qui lui permettront d’interroger et transformer sa relation au monde… Fabienne nous partage ici son regard; un regard empreint de la spiritualité bouddhiste qui guide aujourd’hui sa vie.

Pourriez-vous, en quelques lignes, nous parler de vous ?

Je m’appelle Fabienne. Je suis la sœur de Sabine et la copine de tout plein de plantes! J’habite à Londres où il y a, heureusement, beaucoup de parcs et de verdure. Mais ce n’est pas la campagne. Je me rattrape donc avec la verdure d’intérieur !

Combien de plantes avez-vous chez vous ?

Seize. Mais j’habite une petite chambre de 4 mètres sur 9. Donc ça fait 2.25 plantes par mètre carré. Wow, ça fait beaucoup.

Qu’est-ce qui vous a amené aux plantes ?

L’enthousiasme de ma sœur qui est très contagieux. 🤩 

Vous souvenez-vous de votre première plante ?

Peut-être quelques boutures que Sabine m’a amenées de France. Visiblement ces boutures ont été le début d’une belle aventure verte. 

Que vous apporte le monde végétal intérieur ?

Beaucoup de joie. J’aime voir grandir les plantes, leur trouver le bon environnement pour leur bien-être – chacune est unique avec des besoins particuliers. Et quand on trouve la bonne formule, c’est vraiment gratifiant et la plante le rend en splendeur et vigueur.

Être à l’écoute des besoins des plantes invite à cultiver l’attention et la curiosité. J’apprécie beaucoup ça. Ces qualités d’attention et de curiosité sont apaisantes pour l’esprit. Mais elles amènent aussi une certaine sagesse. Subtile, mais perceptible. La curiosité est un magnifique antidote à la peur, la colère ou toute autre émotion négative. Au lieu de chasser ces émotions ou de se laisser emporter, la curiosité permet d’approcher nos émotions difficiles avec tendresse et ouverture d’esprit. Cet acte en lui-même peut dissoudre l’énergie bloquée de nos émotions négatives. Cela peut sembler comme un grand bond entre la curiosité d’observer ses plantes et l’approche de nos émotions, mais je pense que c’est du même registre. Ce sont des capacités qu’on exerce et qu’on fortifie. 

Avez-vous déjà fait périr des plantes ?

Oui, bien sûr. Je pense que c’est inévitable. C’est toujours triste, mais il faut laisser aller quand on sait qu’on a fait de notre mieux. Car c’est ok, ça arrive. 

Avez-vous une plante préférée ?

Non. Mais il y a des plantes qui m’intéressent moins. Alors j’essaye de cultiver l’équanimité. Chaque plante mérite respect et attention. Comme nous les êtres humains. Alors c’est chouette d’observer l’indifférence que je peux avoir pour certaines plantes et de gentiment confronter cela. Si j’observe la plante avec suffisamment d’attention, mon indifférence se transforme. 

Qu’aimeriez-vous dire à toutes les personnes qui entament leur relation avec les plantes ?

Les plantes peuvent apporter beaucoup de joie, d’espace mental intérieur, de sagesse. Il y a beaucoup de bouquins sur le sujet. Mais c’est une expérience qui est vraiment à la portée de n’importe qui, si on fait preuve d’ouverture. L’idée de “la main verte” est un mythe qui fait peur inutilement. “Avoir la main verte” est un autre nom pour ‘cultiver l’attention’. Si tu sais observer, tes plantes seront en pleine santé !

Références et liens de Fabienne Pradelle

Vous pourriez aussi aimer...

Partager:

Discutons...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.