Sa-cha

S’accepter comme on est et aimer ses imperfections

S'accepter comme on est à l'image d'un bouquet de fleur

Table des matières

Devenir un citoyen parfait et correspondre en tout point (ou presque) à une certaine “norme sociale” : manger bio, pratiquer l’éducation non violente, ne pas se mettre en colère, être sensible à toutes les causes positives d’ici et d’ailleurs… Ça suffit ! Il est temps de s’accepter comme on est et d’apprendre à aimer ses imperfections !

Grandir veut dire tester, se tromper, recommencer, se tromper et avancer.

La vie est une courbe d’apprentissage où rien n’est jamais fini ou parfait.

La nature nous le rappelle en murmurant à nos oreilles, jour après jour, que nous faisons partie d’un tout. Elle nous ouvre une fenêtre sur la beauté de ce qui nous entoure en nous invitant à lâcher prise.

Elle se moque de notre coiffure, de notre tenue, de nos réussites ou de nos échecs.
Elle est là, droite et ancrée… prête à nous accueillir tel que nous sommes.

Elle nous rappelle que la perfection est un mythe, un objectif inatteignable auquel on nous a invité à croire. Un conte qui nous pousse à passer à côté de la vie en espérant toujours atteindre une version plus parfaite de soi.

Autorisez-vous à être parfaitement imparfait. Acceptez vous tel que vous êtes et lâchez prise.

Aimer ses imperfections et en être fier

S'accepter comme on est : la petite voix intérieure

Vous la reconnaissez cette petite voix ?

« Tu n’en fais pas assez, et ce que tu fais, et bien tu pourrais le faire mieux ! “
« Tu ne crois quand même pas qu’en recyclant tes cartons tu endigueras le réchauffement climatique ?»
« Non, pas toi, ne me dis pas que tu as osé t’énerver sur tes enfants ! »

STOP !!!!!

“Je m’aime. Je m’aime tel que je suis. Je m’accepte et je trouve mes imperfections magnifiques.“

En observant autour de moi je remarque toutes ces voix qui se propagent à l’infini… Comme une bande dessinée où chacun se déplace avec une bulle de pensée accrochée à son esprit en permanence. Quelquefois dormante, souvent bouillonnante.

Communication non violente, éducation alternative, psychologie positive, véganisme, management collaboratif, bien être du corps et de l’esprit et j’en passe…

Pensons-nous vraiment qu’il est humainement possible qu’une seule et même personne puisse incarner tout cela ?

Bien sûr que non ! Alors pourquoi ne parvenons-nous pas à nous accepter tel que nous sommes ?

Christophe André , psychiatre et psychothérapeute français pose différentes hypothèses sur le sujet : manque d’estime ou de confiance en soi; croyance que la critique personnelle est un moteur au dépassement de soi.
Il a d’ailleurs écrit un livre dont le titre évocateur « Libre, heureux et imparfait » nous laisse penser qu’il est possible de se libérer de ce carcan !

S'accepter comme on est : la grande voix collective

Vous est-il déjà arrivé de rechercher soutien et conseils dans votre quête effrénée à devenir sportif, zen, végan, locavore ou tout autre sujet qui vous permettrait d’être “un peu plus parfait” ?

Rien de plus normal que d’aller chercher compréhension et soutien auprès de nos pairs.

Cela m’est arrivé et c’est une des raisons qui me poussent à écrire ces lignes. Quand je me suis connectée sur certains groupes sur les réseaux sociaux pour y trouver des conseils et que j’ai lu les échanges, j’ai eu un choc.

À la lecture des messages et des commentaires, j’ai ressenti une immense empathie pour moi et toutes ces personnes qui se jugent de ne pas en faire assez ou assez bien.

J’avais envie de murmurer à tout le monde (moi compris !) : “Il est temps de s’accepter comme on est, temps d’apprendre à aimer ses imperfections et autoriser chacun à être ce qu’il souhaite”.

Car c’est à ce moment précis, lorsque l’on se sent le plus fragile, que les avis fusent et la bienveillance se dissipe. Les jugements tombent cachés derrière des intentions de “bonne copine qui veut aider à progresser”.

À toutes ces bonnes copines, je dis haut et fort ” Stop avec cette injonction collective et culpabilisante ! “.

Pas vous. Pas ici !

Une foule de gens qui magent de la viande et une femme qui pensent qu'ils ont tord
Illustration de Muriel Douru tirée de son livre "Chroniques d'une citoyenne engagée"

Cette manière de faire a un petit nom : c’est ce qui est communément appelé pression collective ou sociale.
Elle se caractérise par l’influence exercée par un individu ou un groupe sur chacun de ses membres dont le résultat est d’imposer des normes dominantes en matière d’attitude et de comportement.” Wikipedia

Alors oui nous sommes individuellement et collectivement responsables. Nous subissons cette pression sociale autant que nous l’imposons.

Ce mécanisme a été analysé et étudié pour comprendre les rouages de nos comportements et leur impact sur chacun d’entre nous. Ces études ont permis de distinguer différentes formes de pression collective et d’analyser nos comportements individuels face à chacune.

Je ne vous parlerai ici que de celle réalisée par Solomon Asch (1907-1996), psychologue américain, qui s’est intéressé à ce phénomène. Je vous invite cependant à plonger dans la série non exhaustive de références à la fin de cet article pour véritablement comprendre les mécanismes de la pression sociale. Comprendre revient à se donner une chance de faire autrement. C’est le début de “différemment”…

Maintenant, revenons-en à Solomon Asch.

Dans les années 50, il réalise une expérience très édifiante pour étudier les effets de la pression sociale sur le comportement.

Jérôme Lichtlé nous parle des expériences de S. Asch dans son article «Le conformisme, ou comment l’être humain devient un mouton ».

Le passage suivant en est extrait.
« Les expériences de Asch ont été répliquées plus d’une centaine de fois dans près d’une vingtaine de pays de cultures variées. Les résultats obtenus diffèrent assez peu : les gens conforment 20 à 40% de leurs réponses à celles du groupe. Ce taux peut vous sembler faible, mais rappelez-vous que la tâche demandée était très simple. « C’est presque comme si les gens disaient voir un chat quand on leur présentait l’image d’un chien parce que d’autres l’avaient fait avant eux » (Thaler, R. H. et Sunstein T. R., p.107) »

Se juger. Juger les autres. Penser détenir LA vérité et non une vérité personnelle. Ressentir le besoin d’être conforme.

S’accepter comme on est est la plus belle réponse que l’on puisse offrir au monde. Celle qui nous permet de dire à l’autre “ Je te vois et je t’aime comme tu es. Nul besoin de tordre le cou à vos croyances ou votre personnalité. “

S'accepter comme on est et lâcher-prise

C’est incroyable comme certains mécanismes ont la vie dure.

À une époque pas si lointaine, on pensait que les jeunes n’avaient pas grand-chose à dire.

Ils ont été nombreux ceux qui ont lutté pour qu’on les accepte tels qu’ils étaient. Ceux qui ont refusé les normes qu’on tentait de leur imposer.

Affiche de Mai 68

Parce que c’est bien de cela dont on parle.

Accepter d’être “hors-norme” et tolérer que les autres le soient aussi.

Je fais moi aussi mon examen de conscience en écrivant ces lignes. Car comme bien d’autres, au nom du bien et du juste j’ai certainement voulu imposer mes choix comme des normes sociales à respecter. Et gare à ceux qui tentaient de m’expliquer que leur choix n’était pas le mien. À cet instant précis je pense à ma famille et à nos nombreux débats sur ce qui est bon pour la société ou pas. Sur ce qui est juste ou pas.

Alors, posons-nous la question !

Ne sommes-nous pas en train de reproduire certaines des erreurs que nous avons fui : intolérance, sectarisme, jugement, et course à la perfection.

Vous n’êtes ni des super-héroïnes ni des super-héros

Vous n’êtes pas et vous n’êtes pas tenu d’être parfait.

Je ne suis pas parfaite. Tu n’es pas parfait. Il n’est pas parfait.

Nous ne sommes pas, collectivement, parfait.

Je refuse de juger pour exister. Je refuse de me juger pour exister.
Alors, soyons fiers de nos imperfections et faisons de la tolérance de soi et de l’autre l’étendard d’une société capable de se tromper. Une société capable de s’émerveiller de la différence et de soutenir le chemin de la transformation. Une société où l’on a l’espace de s’accepter comme on est.

Je travaille avec les plantes, car je suis intimement convaincue que nous pouvons grâce à elles réinventer une modernité empreinte de créativité et de douceur. Je suis intimement convaincue qu’elles ont énormément à nous apporter.

Je vibre en découvrant leur fonctionnement et leur capacité à nous toucher au cœur de notre humanité.

J’accompagne des personnes à entrer en résonance avec elles et découvre jour après jour la beauté incroyable qui nous lie aux plantes. Je les admire et elles me fascinent.

La nature vous invite à vous reconnecter à votre part de merveilleux sans jamais vous juger.

C’est pourquoi, avant de vous quitter, je voudrais vous inviter à pratiquer un rituel matinal qui vous permettra de vous accepter et vous aimer comme vous êtes.

 
Tous les matins, avant de quitter votre lit, répétez-vous ces quelques mots : Je suis magnifique. Je suis unique, comme un arbre au milieu de la forêt, je suis une part de l’équilibre subtil du vivant.

Et maintenant que faire ?

Bien sûr il y a des exceptions. Bien sûr nos comportements ne sont pas tout blanc ou tout noir. Bien sûr il existe des êtres doués d’une capacité à la tolérance et au non-jugement. Qu’il s’agisse de soi ou des autres !
Mais il n’en reste pas moins qu’une majorité d’entre nous n’a pas fait ce choix assez souvent.

Et si nous tentions de marier la résistance à la tolérance ?

Résistance.

Nous sommes de plus en plus nombreux à tenter, jour après jour, de bouger les lignes pour plus d’ouverture et de changement positif. Nous résistons et nous réinventons. Nous prônons la différence et l’acceptation.

Notre actualité en est le témoin:

  • Résister à une société qui ne voit pas la femme comme l’égal de l’homme.
  • Résister à l’homophobie et au rejet de l’autre au seul motif qu’il est différent. Résister à la maltraitance animale.
  • Résister aux injustices sociales.
  • Résister au surmenage en entreprise et faire valoir son droit à plus de temps.
  • Résister aux nouvelles technologies pour créer un nouvel équilibre…..

Résistance ne veut pas dire intolérance. Résister revient à s’accepter tel que l’on est et accepter l’autre tel qu’il est.

Tolérance

“Attitude de quelqu’un qui admet chez les autres des manières de penser et de vivre différentes des siennes propres” Larousse

Nous avons parfois du mal à être tolérant envers ceux qui ne font pas les même choix que nous, qui ne défendent pas les mêmes causes que nous défendons.

Autant que nous avons du mal à être tolérant envers nous-même et nos résistances ou nos difficultés.

L’histoire nous enseigne qu’il existe des manières tolérantes et inclusives de défendre ce que nous sommes. Qui véhiculent une autre manière d’entrevoir l’autre et ses différences.

Certains ont montré la voie en refusant d’abdiquer face à leurs idées, tout en refusant de rejeter ceux qui ne pensaient pas comme eux.

Je les admire.

Conclusion

Nous construisons la société de demain à travers nos actes et notre capacité à incarner jour après jour les valeurs que l’on prône.

Aimez-vous ! Acceptez-vous tels que vous êtes ! Aimer l’autre pour ses différences et faîtes preuves de tolérance envers vous-même et autrui !

Autorisez-vous à penser différemment pour autoriser l’autre à faire de même.

S’accepter comme vous êtes et faire de la tolérance l’étendard d’une société capable de se réinventer, voilà tout le bonheur que je vous souhaite.

Et vive les plantes ! Mes silencieuses et tolérantes amies de tous les jours…

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